Un séchoir à claies, c’est merveilleux !


Ce n’est pas compliqué à fabriquer et ça peut vite être rentabilisé : on boit déjà nos premières tisanes…

Si vous suivez LABZ-D sur Facebook, vous avez peut-être vu passer des photos d’un séchoir à claies en construction cet hiver… nous sommes désormais au printemps et il nous livre ses premiers fruits !

Notre armoire à claies (sans claies)

Il ne faut pas être un grand génie du bricolage pour réaliser un séchoir à claies. La preuve, c’est qu’on en a fabriqué un nous-mêmes ! Il y a quelques règles à respecter cependant : la première claie doit être à au moins 40 centimètres du sol et elles doivent être espacées d’au moins 15 centimètres pour que l’air circule bien. On s’est inspirés des conseils de l’école des herbes à ce sujet et on a assez facilement construit une armoire légère qui permet de glisser dix claies pour un total de 4 mètres carrés. Et on peut vous dire que nous avons tout le loisir de cueillir avec cet espace de séchage ! En général, en une à deux heures de cueillette/balade, on a de quoi remplir à peine une claie. En général, on compte un kilo de plante fraîche pour 2 mètres carrés en vue d’optimiser le séchage. Nous, on l’a mis dans le grenier qui est bien ventilé et dont la température monte autour de 30 degrés en journée quand il y a du soleil : apparemment, c’est le top ! Un dernier détail : on a utilisé de la moustiquaire et non pas un treillis en métal. D’une part, le maillage est plus fin et d’autre part cela nous permet d’envisager de sécher des fruits également.

Bien entendu, n’oubliez pas les conseils d’usage pour la cueillette : au moindre doute, on ne cueille pas ! De plus, pour ce que l’on va consommer, on privilégiera les jeunes pousses, au-delà de 40 centimètres de hauteur (afin de prévenir la présence de déjections de renard, par exemple), à l’écart des routes trop fréquentées.

Récolte d’orties

Pour nos débuts, on a choisi une plante qu’on connaît un peu : l’ortie (n’oubliez pas vos gants). On a récolté aussi un peu de lamier blanc. Après les avoir lavées, on a disposé les feuilles sur une claie et on les a laissées sécher pendant une bonne dizaine de jours en allant les remuer quotidiennement ou presque. Et… voilà ! De l’ortie et du lamier blanc prêts à être infusés ! On les a mis dans des sachets en papier, à l’ombre et au sec, pour les conserver au mieux. On a déjà repéré de la mélisse officinale (qu’on appelle souvent “citronnelle”) et on en a mis quelques branches à sécher, tête en bas.

En comparaison avec la méthode de séchage qui consiste à pendre des bouquets tête en bas, le séchage sur claies semble moins fastidieux car on se dispense de lier les bouquets et il faut, de toutes manières, effeuiller à un moment donné.

La tisane d’ortie ayant déjà une fan maison (avec une cuiller de miel), on est allés récolter des feuilles de ronce. Dire que la saison de la cueillette ne fait que commencer… Les promenades prennent une autre dimension : ça leur donne un but et ça amuse/occupe les enfants !